Le bureau d’ingénieurs Grontmij et le concepteur de projets ViRix se retrouvent dans leur ambition de concevoir à court terme un immeuble de bureaux extrêmement durable et accessible. Cet immeuble de bureaux deviendra le nouveau siège social de Grontmij en Belgique. A la demande de ViRix, Grontmij est également responsable de la conception et de l’engineering. Ce projet ambitieux insufflera une nouvelle vie au site Belgacom inoccupé situé à côté de la gare de Malines.
Cela faisait un moment déjà que Grontmij était à la recherche d’un endroit spécial pour établir son nouveau siège social en Belgique. Les critères de sélection suivants étaient à cet égard essentiels : emplacement exceptionnel, bâtiment spacieux et extensible, accessible, visible et doté d’une certaine aura. Et surtout durable. Le projet Zuidpoort à Malines répond à tous ces critères. Le projet Zuidpoort couvre le redéveloppement professionnel du site Belgacom (en grande partie inoccupé) situé à côté de la gare de Malines en un projet de logements et bureaux dynamique et de qualité supérieure, sous la houlette du concepteur de projets ViRix. Ce site constitue également le point charnière du projet Zuidpoort et de la future extension et rénovation des alentours de la gare de Malines.
Rénovation durable et situation exceptionnelle
Dans leur quête commune d’une rénovation durable, Grontmij et ViRix se sont appuyés sur la démarche systématique d’appréciation pour des immeubles de bureaux durables. Cette démarche systématique d’appréciation est postulée par les autorités flamandes. L’accent est mis à cet égard sur la qualité de vie & le bien-être, l’environnement & la durabilité ainsi que l’énergie en vue d’obtenir le score maximal de 4 étoiles. Seule la mise en œuvre de technologies innovantes et durables permettra d’atteindre cet objectif.
La conception explicite et ambitieuse doit répondre aux critères suivants :
• bonne accessibilité
• confort thermique, acoustique et visuel optimal
• très bonne qualité de l’air et ventilation
• limitation maximale des besoins énergétiques en chauffage et refroidissement
• limitation maximale de la consommation d’eau
• exploitation maximale des sources d’énergie renouvelables
• niveau E50 (sans compter les panneaux solaires PV prévus sur le toit, qui font baisser le niveau à E45)
• valeurs U maximales et longévité des éléments de construction
• utilisation adéquate des matériaux.
L’emplacement exceptionnel du site joue dans ce cadre un rôle fondamental. Le site est facilement accessible avec les transports en commun, en train comme en bus. Le projet prévoit aussi l’aménagement d’un parking souterrain. La mobilité automobile, grâce à la liaison avec la E19, est ainsi garantie.
Limitation des besoins énergétiques
L’élaboration du projet suit le plan en trois étapes de Trias Energetica. Dans un premier temps, les besoins énergétiques ont été limités un maximum, ce qui se traduit par une isolation poussée de toutes les parties de la construction. Cela se caractérise par le niveau K qui est une mesure pour les pertes thermiques globales à travers l’enveloppe du bâtiment. Même si le minimum légal est actuellement K45 pour les nouvelles constructions, ce bâtiment obtient un joli K20 en rénovation. Différentes technologies de maison passive ont été appliqués à cet effet : triple vitrage, parfaite étanchéité à l’air, ossature en bois, récupération de chaleur à haut rendement, protection solaire automatique, pénétration optimale de la lumière du jour et éclairages assortis d’une haute efficacité énergétique et d’un réglage intelligent en fonction de la lumière du jour.
Application maximale de l’énergie durable
Dans un deuxième temps, il est satisfait aux besoins énergétiques de la manière la plus durable qui soit. Le chauffage se fait donc grâce à une pompe à chaleur qui puise la chaleur nécessaire dans le sol, par l’intermédiaire d’une cinquantaine de sondes. Ces sondes atteignent chaque fois une profondeur de 100m. Pour le refroidissement, on utilise les mêmes sondes géothermiques, de manière à exploiter directement la fraîcheur gratuite du sol. Grâce à ces techniques, il ne faut pas utiliser de combustible fossile dans le nouveau bâtiment. La chaleur et le froid sont ensuite diffusés par l’activation du noyau de béton et des poutres climatiques. Les deux techniques assurent un échange thermique par rayonnement, ce qui offre un grand confort. Tous les appareils fonctionneront sur l’électricité verte. Pour ce faire, des panneaux photovoltaïques sont installés sur le toit. L’éventuel besoin en électricité restant fait l’objet d’un achat « vert ». Les eaux de pluie sont réutilisées pour les toilettes et pour l’entretien. Par ailleurs, tous les appareils sanitaires prévus sont économes en eau.
Un faible niveau E rend les techniques traditionnelles superflues
La troisième et dernière phase du plan en 3 étapes consiste à répondre aux besoins énergétiques résiduels avec des techniques traditionnelles, lesquelles doivent atteindre un rendement maximal. Dans le nouveau siège social Grontmij, les techniques traditionnelles ne seront toutefois plus nécessaires. La consommation énergétique d’un bâtiment est définie par le niveau E. Tandis que le législateur flamand exige actuellement un niveau E100 pour une nouvelle construction, le nouvel immeuble de bureaux fait encore mieux que le niveau E50. Et ce, même en rénovation. Qui plus est, ce résultat extraordinaire est atteint sans compter en plus l’effet des panneaux solaires photovoltaïques. Ces derniers optimisent encore le niveau E de cinq points supplémentaires.
Confort et flexibilité garantis
L’essentiel est que l’économie d’énergie ne se fasse pas au détriment du confort. Grâce aux débits de ventilation optimaux et à la commande CO2 y afférente, la qualité de l’air dans le bâtiment de bureaux sera excellente. Une étude acoustique définit les mesures à prendre pour un confort acoustique optimal. Au niveau des matériaux utilisés, il est tenu compte des recommandations de l’institut néerlandais de biologie et d’écologie de la construction (NIBE). Seule l’option d’une profonde rénovation permet d’économiser énormément de déchets de démolition. Enfin, le projet a également pris en considération le facteur de flexibilité. Les futures modifications de fonction n’exigeront ainsi que de légers changements au niveau du bâtiment.
A partir de novembre 2010, le nouveau siège social Grontmij brillera dans le quartier dynamique de la gare de Malines. Un exemple édifiant en matière de construction durable pour des bureaux. Il est clair qu’un tel résultat ne peut voir le jour que grâce à la collaboration intensive entre le bureau d’ingénieurs et le concepteur de projets.